
Dans les établissements recevant du public et les immeubles de grande hauteur, le service de sécurité incendie fait des rondes pour repérer les anomalies : une issue de secours encombrée, un extincteur manquant, une porte coupe-feu calée ouverte. La ronde n’a de valeur que si elle est faite au bon endroit, au bon moment, et si on peut le prouver.
Dans ce guide
01Le rôle des rondes de sécurité incendie
Le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public prévoit, selon le type et la catégorie de l’établissement, la présence d’un service de sécurité incendie composé d’agents qualifiés SSIAP. Parmi leurs missions : la prévention, et donc les rondes destinées à vérifier que les dispositions de sécurité sont respectées et que les moyens de secours sont opérationnels.
Une ronde de sécurité incendie n’est pas une ronde de surveillance contre l’intrusion. On y regarde d’autres choses, avec d’autres réflexes : l’état des dégagements, la disponibilité des moyens d’extinction, le fonctionnement des équipements, les situations à risque laissées par l’activité de la journée.
Information générale. Les obligations dépendent du type et de la catégorie de l’établissement, et des prescriptions de la commission de sécurité. Référez-vous au règlement de sécurité applicable et au chef d’établissement.
02Les points à contrôler
| Point de contrôle | Ce que l’agent vérifie |
|---|---|
| Dégagements et issues | Issues de secours libres, déverrouillables, signalées et éclairées |
| Portes coupe-feu | Fermées ou libres de se fermer, sans cale |
| Moyens d’extinction | Extincteurs présents, accessibles, plombés ; robinets d’incendie armés dégagés |
| Alarme et détection | Déclencheurs manuels accessibles, pas de détecteur masqué |
| Éclairage de sécurité | Blocs allumés en veille, pas de bloc en défaut |
| Locaux à risque | Locaux techniques fermés, pas de stockage sauvage |
| Désenfumage | Commandes accessibles, ouvrants dégagés |
Le parcours doit couvrir l’ensemble de l’établissement, y compris les zones peu fréquentées : sous-sols, réserves, locaux techniques, toitures accessibles. Ce sont souvent là que les anomalies s’accumulent.
03La fréquence et les horaires
La fréquence dépend de l’établissement, de son activité et des consignes de sécurité. Quelques moments sont particulièrement utiles :
- Avant l’ouverture au public : les issues sont-elles déverrouillées, les dégagements libres ?
- Pendant l’exploitation : les livraisons, les manifestations et les travaux créent des situations nouvelles ;
- Après la fermeture : personne n’est resté, aucun appareil n’est en surchauffe, les portes coupe-feu sont fermées ;
- Pendant les travaux : les permis de feu et les zones de chantier demandent une attention particulière.
Variez les horaires et le sens du parcours d’une ronde à l’autre, sans jamais supprimer un point : une ronde prévisible laisse des angles morts.
04Tracer les rondes
Le registre de sécurité de l’établissement consigne notamment les vérifications techniques, les exercices et les travaux. Les rondes du service de sécurité, elles, se tracent dans la main courante du poste de sécurité, et leur réalisation se prouve avec un système de contrôle de ronde.
- Un point de contrôle par zone sensible : local technique, issue de secours, chaufferie, réserve ;
- Un lecteur robuste que l’agent garde sur lui pendant toute la ronde ;
- Un rapport consultable par le chef de service et, sur demande, par le chef d’établissement.
Pour un établissement sans réseau mobile dans ses sous-sols, un lecteur en temps différé, relevé en fin de ronde au poste de sécurité, est la solution la plus simple. Pour un ensemble de bâtiments ou un suivi à distance, le temps réel s’impose.

05Traiter les anomalies
Une anomalie repérée et non traitée ne sert à rien. Chaque anomalie suit le même circuit :
- Corriger sur place ce qui peut l’être : retirer une cale, dégager une issue, refermer une porte ;
- Consigner dans la main courante : heure, lieu, constat, action ;
- Signaler au chef d’équipe ou au chef de service ce qui demande une intervention technique ;
- Vérifier à la ronde suivante que l’anomalie est levée.
Une photo jointe à la saisie, possible avec une main courante électronique, évite toute discussion sur l’état constaté.
06Les zones à risque particulier
Certains sites industriels comportent des zones à atmosphère explosive, classées ATEX. Le matériel qui y entre, y compris la lampe de l’agent et parfois le lecteur de ronde, doit être certifié pour le classement de la zone. Les packs de contrôle de ronde CR-200 et CR-600 existent en version ATEX, et notre boutique propose des lampes certifiées pour les zones 0 et 1.
Les outils cités
Tracer et éclairer la ronde

Temps différé
CR-200
Pack contrôle de ronde CR-200
Le plus simple pour démarrer : lecteur LR-200 sans bouton et étanche, 20 points de contrôle, logiciel et chargeur.
Version ATEX : 790 € HT
290 € HT

MCI-V3
Main courante MCI-V3
Main courante installée sur le PC du poste, multi-utilisateur, sans Internet. Licence achetée une fois.
349 € HT

Questions fréquentes
Qui fait les rondes de sécurité incendie ?
Dans les établissements qui en sont dotés, les agents du service de sécurité incendie, qualifiés SSIAP, sous l’autorité du chef d’équipe ou du chef de service.
Où consigner les rondes de sécurité incendie ?
Dans la main courante du poste de sécurité. Le registre de sécurité de l’établissement consigne, lui, les vérifications techniques, les exercices et les travaux.
Comment prouver qu’une ronde a été faite ?
Avec un système de contrôle de ronde : l’agent valide des points de contrôle placés aux endroits sensibles, chaque passage est horodaté et attribué.